»Education »

« Train littéraire », première escale de la littérature africaine à Bamako

Présidium du premier voyage littéraire. N'diaye Bah à droite de la photo.

Lorsque Grand Corps Malade, slameur et poète français, a relaté dans son tube le « voyage en train » toutes les étapes importantes de l’amour, il n’a sûrement pas pensé que son texte inspirerait des amoureux de la littérature, nichés dans un continent lointain du globe. Encore moins des écrivains maliens.

L’université de Bamako au bord de l’abîme avec l’AEEM…

Symbole de l'université de Bamako. Photo web

C’est repartit encore une fois, la faculté des sciences juridiques et politiques de Bamako souffre de perdition comme c’est malheureusement le cas les années précédentes.  Les mauvaises habitudes reprennent de plus belle le cours d’une université dont la popularité semble perdre de plus en plus en estime. A titre de rappel, Ce n’est plus un secret pour personne que ce sont les membres de l’administration ainsi que ceux  de l’AEEM qui y font la loi et ce depuis déjà belle lurette.

Symbole de l'université de Bamako. Photo web

Symbole de l’université de Bamako. Photo web

Lorsque nous avons écrit pour dénoncer l’exploitation flagrante dont faisait objet les récipiendaires de la bourse il y a un mois de cela, des mesures ont été prise par les autorités afin d’y mettre un terme. Ce fut de façon temporelle malheureusement. Une autre méthode sortit du sac des bourreaux  est à l’ordre du jour. Comme chaque année en effet, les étudiants de la première année sont appelés à retirer leur carte bancaire afin de pouvoir bénéficier au moment opportun des avantages de la somme fatidique. Les autorités en prenant cette mesure pensaient pouvoir lutter contre l’énorme inconduite des membres de l’AEEM d’une part, et alléger la souffrance des étudiants dans cette quête d’autre part.

Ce fut une fois encore, une prêche dans le désert car les membres de l’AEEM en complicité avec l’administration finissent toujours par trouver le moyen d’atteindre leur objectif, aussi malencontreux que cela puisse être. Le plus déplorable c’est que ces gens arrivent toujours à plier à leur sordide cause tous les agents de la force publique déployés au sein de l’université dont la mission première est de préserver l’ordre publique. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, il aura fallu tout simplement d’acheter leur silence fouettée d’une belle inertie à travers un pourcentage prélevé illégalement sur la trouvaille de ces jeunes au destin hypothéqué.

Actuellement sur la colline du savoir, les membres de l’AEEM de façon flagrante exigent une somme comprise entre 1000 et 2000 FCFA à tout étudiant venu pour le retrait de sa carte bancaire. Cette somme dit- on symbolise le laisser- passer. Une centaine environs d’étudiants sont appelées chaque jour à retirer ladite carte au moyen du paiement de cette somme qui est désormais un droit ou dois je dis une obligation…

Moussa Magassa