»Coup de gueule »

Foutez la Paix à la Libye!

Ville de Benghazi, Libye, 24 avril 2016. Photo AFP.jpg

Trop c’est trop! Que la France, les USA et la Grande Bretagne arrêtent de foutre leur merde partout! Après le ballet de Nicolas Sarkozy dépeint comme « le président français le plus pro-américain depuis la Seconde guerre mondiale », place aux idéaux démesurés de Barack Obama pour semer  la terreur dans ce pays autrefois tranquille.

Bamako : les flics véreux foisonnent nos rues

Un scène de corruption flagrante au grand marché de Bamako. L'usager tend un billet à l'Agent de Police. Crédit Photo Malijet

Des rues non bitumées, des feux tricolores dysfonctionnels, des panneaux de circulation invisibles, aucun panneau d’éclairage. Pourtant un agent de police véreux se cache derrière une foule impressionnante d’usagers. Il attend sagement sa proie : les conducteurs de moto. Telle est en général, l’image de la circulation dans la capitale malienne.

Lorsque les Le Pen se font la guerre, c’est nous qui sommes contents

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Comme on aime le dire en Afrique, tel père tel fils. Moi je dis simplement tel père, telle fille. C’est évident puisque Marine Le Pen a atteint aujourd’hui le résultat que voulait atteindre son père. Son père,  un chef devenu le zéro du parti, dont il était le fondateur. On veut devenir un symbole pour un pays tout entier, mais on est incapable de maîtriser sa fille. Lors d’un échange avec des amis sur la nébuleuse histoire de cette famille, beaucoup ont été très surpris par l’attitude de la présidente du FN face à son vieux père qui marque une préférence envers sa petite fille. Franchement, les Blancs sont très bizarres a estimé un confrère.

Jean Marie Lepen. Photo Google

Jean Marie Le Pen. Photo Google

<< Comment une fille peut-elle tenir tête à son père de la sorte ? >> s’est indigné un des interlocuteurs. Un autre époustouflé a été catégorique : << Cette fille je ne la connais pas et franchement je ne veux point la connaître. Il faut être doublement maudit pour se dresser contre sa famille. Pire elle convoque son son modèle en session disciplinaire. >>

<< Les Blancs souffrent de perdition, ils prétendent avoir les meilleurs systèmes éducatifs, mais en réalité ils n’ont rien. Qu’on nous amène cette Le Pen, nous saurons lui donner une éducation de taille, conclut un doyen. >>

Une chose est certaine, Jean-Marie Le Pen ne saurait être surpris des réactions de son adorable fille qui lui a reproché de défendre Pétain. Et lorsqu’il l’accuse de vouloir dynamiter sa propre formation que veut-il que ça nous fasse ?

Marine Lepen, fille de Jean Marie Lepen. Photo Google

Marine Le Pen, fille de Jean-Marie Le Pen. Photo Google

Une chose à savoir, il est important pour Jean-Marie Le Pen que chez nous en Afrique comme aimait le dire mon grand-père, lorsqu’un fils convoque son père ou sa mère devant les autorités, c’est que quelque chose a manqué à l’éducation de cet enfant, une éducation dont le père a joué un grand rôle. Voilà ! Juste pour dire que tu n’es que le seul responsable de ce qu’est devenue ta fille et tu n’as plus que tes deux yeux pour pleurer.

Voilà j’ai dit pour moi piannnnnnnnn !!!!

Moussa Magassa

« Appels sur l’actualité » : pourquoi appellerais-je si c’est pour ensuite me raccrocher au nez ?

Image illustrative. Photo Amnesty International.
Image illustrative. Photo Amnesty International.

Image illustrative. Photo Amnesty International.

Et bien vous l’aurez compris certainement, vous, fidèles auditeurs et auditrices de la célèbre émission de RFI qui nous donne la parole afin de commenter l’actualité. Vous l’aurez certainement remarqué également, nous fidèles auditeurs et auditrice de l’émission de Juan Gomez que la parole qui est sensé nous appartenir, nous échappe très souvent, non pas, parce que nous n’avons plus rien à dire, non pas que le temps nous est compté dès que nous ouvrons la bouche, encore moins parce que, ce que nous disons est peu intéressant.

« Vous avez la parole !». C’est par cette formule d’usage que l’homme fort de l’émission ‘’appel sur l’actualité’’, nous « donne la parole » à moi qui attend au bout du fil de « prendre la parole » tant sacrée afin de non seulement développer et commenter le thème à l’ordre du jour mais surtout d’exprimer mon ras-le-bol face une situation qui pour moi semble l’analyse idéale, fut- elle relative. La parole n’est donc pas une simple faculté parmi d’autres. C’est la parole qui rend l’homme capable d’être le vivant qu’il est en tant qu’homme. Alors, pourquoi me la prendre aussi tôt que je la prenne ? Pourquoi me la prendre aussitôt que mon analyse franchit la ligne rouge d’un fait que tous semblent vouloir taire ? Pourquoi me donner la parole si c’est pour me la reprendre aux mots ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Or, « Avoir la parole » ou « prendre la parole », donation ou prise prodigieuses si l’on y réfléchit, signifient qu’avant la parole, la parole est déjà là. Je suis invité à m’en rendre maître. Mais on dit « être maître de sa parole ». De sa parole ! Et non de la parole. Pour qu’elle soit effectivement ma parole, je dois parler, avec les mots communs de la parole déjà là, sans quoi je ne serais pas compris, mais ils doivent venir à ma bouche comme s’ils étaient prononcés pour la première fois ; comme si, à la limite, ils n’existaient pas auparavant ; comme si l’orateur les inventait lui-même à l’occasion et en même temps en approuvait et en confirmait le sens. Le mot, « propre », est créé chaque fois qu’il est énoncé. C’est le mot seul qui confère l’être à la chose. « Il n’y a pas de chose là ou manque le mot » dit Heidegger. Nommer les choses c’est les appeler à l’être, les appeler à soi et se les approprier. Alors encore une fois, monsieur, laissez-moi parler vue que, cette prérogative est mienne et que j’ai votre bénédiction.

Image illustrative. Photo Google

Image illustrative. Photo Google

Pourquoi m’interrompre dès que mon analyse se tourne vers François Hollande ou la France ? Pourquoi le réseau se brouille-t-il à chaque fois que mes « mots boivent du dolo »1 à l’égard d’une personnalité influente de chez vous ? Sinon, lorsque je m’étale sur les inconduites de mon triste pays, l’on m’entend très bien, semble-t-il. L’on corrobore même mes propos quand il s’agit de l’Afrique noir ou de ces chefs d’Etat dont le ridicule et le mensonge sont le cheval de bataille, encore là semble-t-il. Alors même que leurs entraineurs sont ceux-là, auxquels, la communication est toujours brouillée dès que je mentionne les noms !

La parole n’est donc pas une simple faculté parmi d’autres. C’est la parole qui rend l’homme capable d’être le vivant qu’il est en tant qu’homme. Le chimpanzé émet des sons, l’homme parle. La différence est métaphysique. Elle est de l’homme, elle est l’homme même. Les Grecs n’avaient d’ailleurs qu’un mot pour dire la raison et la parole, ‘’logos’’. Penser, c’est parler tout bas. Parler, c’est penser tout haut. Laissez-moi donc m’exprimer SVP monsieur !

Aux accusations d’acharnement je plaide également là non coupable.

1. Expression désignant un aspect fortement fragile.

Moussa Magassa

On joue à cache-cache à Kidal

Le grand rocher vous indiquant la bienvenue à Kidal. Photo Google

Kidal la 8e région de mon pays est à présent connue de tous. Des rebelles y soufflent le froid et le chaud sans que rien ni personne ne lève le petit doigt. Pire, dans ces moments cruciaux pour le Mali, ces bandits armés utilisent la population pour étendre leur suprématie. Comme si cela ne suffisait, des médiateurs internationaux se dépêchent sur les lieux pour faire quoi ? Aucun résultat si ce n’est que susciter le mépris et l’indifférence d’une horde d’individus mal intentionnés.

Le grand rocher vous indiquant la bienvenue à Kidal. Photo Google

Le grand rocher vous indiquant la bienvenue à Kidal. Photo Google

Concrètement que peuvent vouloir des bandits armés du même sillage que ceux du nord du Mali si ce n’est que semer la zizanie et le désespoir dans les cœurs du peuple, je veux dire du vrai peuple malien. Il n’est plus à rappeler que la région de Kidal est un territoire du Mali et que l’Azawad ; cette parcelle située entre Tombouctou et Taoudenni ne saurait aucunement se transformer en une autre région ou une entité quelconque. Mais ça nous le savons tous, ce qui déconcerte et intrigue à la fois mon esprit de patriote endurci, c’est bien les initiatives irraisonnables et abstraites qu’ont effectué le gouvernement malien et la communauté internationale jusque-là. Il faut qu’on comprenne une fois pour tout qu’on ne peut faire la paix avec des individus qui n’en ont jamais eu l’intention. ‘’Il est bien de négocier, ça nous le savons tous, car la guerre n’apporte que tristesse et désolation mais il est encore stupide d’offrir sur un plateau d’argent sa tête à la guillotine parce qu’elle vous la coupera en un seul coup’’. Comme sur un ring, nous avons durant plusieurs rounds, cinq pour être précis, essayé désespérément de faire raisonner des individus qui ne reconnaissent comme fidèle compagnon que leurs armes de pointe. Par diplomatie, il ne fait aucun doute que mon pays en a fait preuve, nous avons initié des rencontres entre ces rebelles et le gouvernement renfloué par des acteurs de la société civile sur l’œil vigilant de l’Algérie et de la communauté internationale qu’on nommait « Accords de Paix d’Alger». Nous avons essayé plusieurs fois d’arriver à un consensus avec ces individus, puisant à chaque voyage des sommes colossales dans les caisses de l’État. Pour finir qu’avons-nous récolté de concret si ce n’est que désinvolture, ignorance et mépris de ces hommes expatriés, car aucun Malien ne prendrait les armes contre sa nation.

Alors pourquoi susciter le courroux du peuple en entreprenant une fois de plus des initiatives qui sont vouées à l’échec ? Pourquoi envoyer une équipe de médiateurs internationaux auprès de ces individus ?

Un Touareg agite le drapeau du Mouvement national de Libération de l'Azawad (MNLA) à Kidal. Photo AFP

Un Touareg agite le drapeau du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) à Kidal. Photo AFP

On ne saurait être un État fort, un État craint et respecté et un État de droit si l’on continue de manière désespérée à négocier avec des rebelles et des terroristes sur des sujets qui normalement ne doivent pas faire objet de discussions. Quand la Minusma envoie une telle délégation à Kidal, c’est qu’elle pense que cela pourrait influencer les décisions ou peut-être améliorer sa renommée actuellement en souffrance. Mais tout ça à quelle fin ? Car même si un accord de paix venait à être signé, ce ne serait qu’une accalmie sans nul doute et le Mali passerait pour un État faible aux yeux du monde entier, encore si ce n’est déjà le cas. Il est plus qu’important qu’on n’arrête de se voiler la face, on ne saurait prétendre à une paix définitive dans le septentrion du Mali à travers les négociations. On a le choix soit se préparer à la guerre soit accepter d’être piétiné par ces individus et moi j’opte pour la première.

Moussa Magassa