Vacances de fin d’année : quelle destination pour les maliens ?

Un voyageur à l’aéroport Bamako Senou. Crédit photo journaldumali Hebdo

Au moment des vacances la capitale bamakoise est prise d’assaut par les individus venus de divers horizons. Les hôtels, restaurants et piscines sont très convoités en cette période. Une situation favorable au secteur du tourisme et de la culture en mal depuis un certain moment. Les Maliens de l’extérieur et les expatriés quant à eux préparent le retour au bercail. Tous ont-ils réellement le cœur aux vacances ?

Voyageur à l’aéroport Bamako Senou. Photo journaldumali

Voyageur à l’aéroport Bamako Senou. Photo journaldumali

C’est bientôt la fin du mois de juillet, plusieurs écoles et lycées ont déjà fermé les portes à Bamako. C‘est l’allégresse chez les élèves et étudiants qui pressent de ranger tout le clic de l’école afin de profiter des vacances. La même ambiance règne du côté des parents, sauf qu’à la différence des enfants, ils espèrent plutôt se retirer dans un endroit tranquille et profiter de quelques jours de repos. Les expatriés ne sont pas mis à l’écart, plusieurs employés des entreprises et ambassades à Bamako attendaient déjà de pied ferme le mois d’août pour se rendre dans leur pays d’origine. La diaspora également effectue un retour dans la capitale malienne. Après les résultats du bac, les écoliers rêvent de passer des vacances inoubliables notamment ceux qui ont réussi le concours tandis que les recalés s’activent aux révisions en attendant avec impatience la rentrée prochaine. Si certains profiteront de leurs vacances, d’autres n’en n’auront point retenus par des obligations professionnelles ou pour des raisons personnelles. Quoiqu’il en soit, pour ces vacances comme pour les précédents, le citoyen lambda a obligatoirement un programme. Mais lequel ? Les destinations ainsi que les occupations diffèrent sans nul doute en fonction du statut et fonction des uns et des autres, du moins c’est le constat qui ressort après un tour de reportage dans la capitale malienne.

Un passetemps à plusieurs volets.
Les vacances paraissent plus occupantes pour les élèves et étudiants. Les destinations et occupations diffèrent selon le statut de la personne, pauvre ou riche. Les personnes démunis malheureusement les plus nombreux à l’intérieur du pays sont occupés à se trouver du boulot afin de pouvoir faire face aux dépenses de la rentrée prochaine. D’autres par contre, retourne au village pour aider les parents dans les travaux champêtres. A la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (FSJP), l’ambiance n’est plus à la fête et aux grins de thé à cette approche des examens. Assis sous un arbre Ibrahim Cissé un cahier à la main discute avec des amis. « Il n’y a pas de vacance pour moi car je viens de terminer avec la Fac et il me faut de toute urgence trouver soit un emploi soit un stage » a-t-il confié. Un peu plus à gauche, Bouba le plus jeune probablement, les yeux écarquillés, le visage amusant se presse d’enchainer, « moi je compte aller visiter la capitale ivoirienne avec mes parents » avant d’ajouter sur un ton moqueur qu’il n’a pas le feu aux fesses. Quant à Amadou, proche de la trentaine, la face crispée, un ancien de la faculté sans doute semble absent d’esprit. Il accepte néanmoins de nous partager de ses projets, « Bouba a raison de se réjouir car tous n’ont pas cette chance. Il n’y a pas de vacances pour moi cette année, il n’en a jamais eu d’ailleurs car pour aller en vacances il faut à mon âge avoir au moins un boulot stable. J’irai au village pour quelques semaines et ensuite je reviendrai pour mes cours à domicile en attendant que de trouver mieux » a-t-il lâché. Loin des réalités citées plus haut, certains parents d’élèves préfèrent inscrire leurs enfants pour des cours de vacances. C’est plus bénéfique semble-t-il pour ceux qui passeront les vacances à la maison, a confié une mère de famille.

Le « faux retour » au bercail.
Pendant que du côté des élèves et étudiants l’incertitude continue de planer, les expatriés et les maliens de la diaspora quant à eux bénéficient d’une atmosphère plutôt dégagée. A Bamako, les employés du secteur privé iront en congé dès le mois d’août. Tous ont des projets de voyage sur le pays d’origine, du moins c’est ce que laisse paraitre la situation actuelle au sein de plusieurs entreprises sur place. A l’Institut Français de Bamako, le personnel est en congé depuis ce vendredi. Un mois de congé ou plus durant lequel les employés expatriés retourneront en France. Louis Gaudin, journaliste reporter souhaite au préalable rendre visite aux parents à Paris et passer du bon temps avec les amis. Du côté de la diaspora, la présence de quelques-uns se faire déjà sentir dans la capitale. Les piscines, les boîtes de nuit et les restaurants sont pris d’assaut par les jeunes parisiens et autres venus de la diaspora. Venus pour un laps de temps, les vacanciers évitent les concessions familiales où ils se sentiront envahis. Comme solution, pour fuir la promiscuité de la grande famille, ils optent pour une chambre d’hôtel ou un appartement déjà meublés en pleine expansion actuellement à Bamako.

Appartements meublés et innovation dans les restaurants.
Côté gastronomie, le poids des vacances se fait également sentir. A Bamako le nombre des restaurants et hôtels ont augmenté en 2015. L’objectif est d’attirer un grand nombre de clients. Un souhait réalisable que lorsque les conditions sont réunies. Dans les murs du groupe Azalaï Hotels précisément à l’hôtel Salam, il y a du nouveau du côté du restaurant et du menu : menu à la carte avec des suggestions du chef Séraphin Ehouman et une animation autour de la piscine avec des punchs et cocktails exotiques ainsi que l’ouverture du restaurant gastronomique le beau rivage. A l’hôtel Radisson, au restaurant Amandine ou au Rabelais l’heure est aux innovations à l’approche des vacances. Convoités par les Maliens de l’extérieur et les touristes, les appartements entièrement meublés sont également à la mode et ce d’autant qu’ils sont moins chers : entre 30 000 et 100 0000 Fcfa la nuit. Pour ajouter la cerise au gâteau, les véhicules de luxe mis en location par des particuliers dont l’activité continue à prendre de l’ampleur sont empruntés par les vacanciers tout le long du séjour.

Vacance et rien.
Le terme vacance ne semble pas apparaître dans le carnet de certains. Moussa Mara, ancien premier ministre confie que les vacances ce n’est pas son fort avant d’ajouter qu’il préfère mieux rester occupé. Une autre grande personnalité quant à lui se consacrera à son champ pendant ses congés. Ibrahim Maïga, jeune leader préfère quant à lui mettre à profit ses jours de repos à des activités citoyennes.

Moussa MAGASSA

Mort d’IBK : de quoi les maliens avaient-ils peur ?

Ibrahim Boubacar Keita dit ÏBK", Président de la République du Mali. Crédit photo: Farafi net.com

Une fois de plus le spectre des rumeurs a frappé à Bamako. Cette fois ci le coup a été à la fois difficile et inquiétant pour les populations qui jusque-là n’avaient pas encore pesé le rôle important que joue l’homme au boubou personnalisant dans le maintien de la paix au Mali. Il y a une semaine son excellence Ibrahim Boubacar Keïta s’envolait pour la Turquie. Au Journal Télévisé (JT) de 20h, l’ORTM véhiculait l’info dans lequel on expliquait que ‘ladjibrouma’1 s’y rendait dans un cadre de renforcement de partenariat entre les deux pays. On sait pour un voyage de ce genre, le chef d’Etat se déplace toujours avec quelques ministres du gouvernement et de quelques chefs d’entreprise privée ou publique, par moment. Or cette fois, ce ne fut pas le cas, car IBK s’est rendu en Turquie accompagné que de ses hommes de confiance qui le suivent partout. C’est l’exemple de son docteur et de son garde-corps, un tas de muscle à la face toujours froissée. Bref, loin d’être dupe, le peuple malien qui suit de près chaque fait et geste de ladjibrouma surtout ses nombreux déplacements que beaucoup qualifie de dépenses inutiles ne s’est donc pas fait prier pour se créer des explications sur ce mysterieux voyage.

Ibrahim Boubacar Keîta. Phto Web

Ibrahim Boubacar Keîta. Phto Web

Zéro communication.
Pas besoin d’être devin pour savoir que lorsqu’un chef d’Etat part dans un pays étranger dans le cadre des affaires comme l’a présumé la télévision nationale malienne, une communication permanente doit relayer au quotidien les activités, rencontres et décisions prises sur place. Alors dès le premier jour de sa visite, l’on s’attendait à Bamako à une retranscription de son arrivée sur le sol turquoise. Durant trois jours, ce ne fut pas le cas. Est-ce une décision du grand chef ? La structure de la communication de la présidence serait-elle faillible ? Autant de questions qui a traversé l’esprit ancestral des maliens qui ont dû se créer une vitrine pour palier à ce manque d’information autour d’un voyage qui au début a passé inaperçu.

Rumeurs sur rumeurs.
De bouche-à-oreille, du Malien moyen, aux autorités du pays, l’information a circulé comme une trainée de poussière. Tout le monde disait : «J’ai entendu de source sûre» ; «Nous avons été informés par des proches», ou encore «Les téléphones de son entourage sont fermés». En plus des Maliens au Mali, ceux de l’extérieur ont été paniqués. Tout le monde voulait savoir la réalité : IBK est-il réellement mort en Turquie ? Si oui, quelles ont été les raisons d’une telle mort subite ? Là encore autant de questions inexpliquées. Dans cette même lancée, une inquiétude naquit dans les cœurs et a débouché une fois de plus sur une préoccupation de taille. Qui après Ibrahim Boubacar Keïta ?

Le fameux article 36 de l’intérim.
Au Mali comme dans plusieurs pays africains francophones, il est prévu dans les textes de la constitution, un article dont les dispositions prévoient l’intérim en périodes dites exceptionnelles. La constitution du 25 février 1992 prévoit en son article 36 que : « en cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que soit ou d’empêchement absolu ou définitif constaté par la Cour Constitutionnelle saisie par le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre, les fonctions du Président de la République sont exercées par le Président de l’Assemblée Nationale. » Et bien l’article 36 aurait une fois de plus fait mal au peuple si seulement les rumeurs autour de la fameuse mort d’IBK s’était avéré vraie. Loin d’avoir oublié le cas d’ATT et de Dioncounda Traoré battu à Koulouba après qu’il est assuré l’intérim en 2012, le fameux article 36 aurait fait plus de mal que de bien. Mais d’où venait cette peur donc ?

Le problème Issiaka Sidibé.
On a pour habitude de dire en Afrique qu’un homme incapable de diriger sa famille ne saurait prétendre à un poste de responsabilité et ce même lorsque la situation s’impose à vous. L’honorable Issiaka Sidibé occupe les fonctions du président de l’assemblée Nationale depuis 22 janvier 2014 fait objet de débat au sein de l’institution où beaucoup n’hésitent pas à souligner son incompétence. Et bien c’est celui-là qui serait devenu le président de la République par intérim si la rumeur autour de la mort d’IBK avait été vraie.

Entre le mal et le pis, les maliens souhaiteraient ne pas à avoir à faire un choix.

Moussa MAGASSA

Bamako: Ramadan Vs aux anciennes habitudes

Datte du Ramadan. Photo Francemagrheb

En période de ramadan, les habitudes vestimentaires changent. Un véritable remaniement est effectué dans les garde-robes chez les hommes et les femmes. Les chefs de familles ainsi que plusieurs fidèles doivent malgré le jeûne vaqués à leurs différentes préoccupations. Jeûner et travailler devient la règle. Le lait, le sucre, la banane douce et l’orange sont autant de produits dont les prix ont grimpés alors même que le pouvoir d’achat des maliens restent le même.

Datte du Ramadan. Photo Francemagrheb

Datte du Ramadan. Photo Francemagrheb

C’est bientôt le mois de Ramadan, avec lui, le changement des habitudes. Pendant toute la durée du jeûne, les fidèles se plieront au respect des préceptes de l’islam. Tous se forceront alors d’observer une nouvelle attitude afin d’atteindre l’objectif escompté ; le pardon d’Allah. L’un des faits les plus marquants durant ces trente jours de prières et bénédictions est le style vestimentaire des fidèles. On assiste alors à un renouvellement des garde-robes autant chez les hommes que chez les femmes. Du pantalon jean cousu sur mesure et même troué par moment, le ‘kameleba’1 développe en période de jeûne un faible pour les boubous et les babouches. Ainsi, il rejoint le cercle des pratiquants car il ne fait plus aucun doute que nombreux ont l’étiquette de musulman sans pour autant l’être véritablement. Le constat est plus captivant chez nos sœurs qui à force de mimer l’occident s’ouvrent majoritairement de perdition car n’étant ni noires, ni blanches. Les collants qui ressortent les rondeurs, les mèches qui empêchent l’eau de l’ablution d’atteindre la chevelue, les maquillages ainsi que les parfums qui apportent un éclat à la beauté féminine sont autant de comportement prohibés pendant le mois de jeûne. Alors autrefois source de désirs dès le premier coup d’œil, nos sœurs se métamorphosent en de femmes au foyer, soumise et respectueuse de leur corps protégé par une tunique généralement noire préconisée par la religion. Plus de cheveux artificiels, ni de rouge à lèvre encore moins le haut du slip exhibé sur sa moto Jakarta par la pression d’une ceinture artisanale. Tous se remettent sur le droit chemin car craignant d’une part le blâme public et d’autre part la fureur d’Allah. Vrai ou non, une chose est certaine, le mois de Ramadan contribue à modérer le style vestimentaire des uns et des autres dans les villes africaines notamment à Bamako.

Hypocrisie envers Dieu ou soi-même ?
Onze mois de laisser-aller totale, sans interdit et sans complexe aucune, le commun du mortel agit à l’opposé de sa religion (musulmane et chrétienne). Et quand vient la période de pénitence, on constate un changement radical dans les habitudes tout en étant impatient que sonne la fin des privations afin de retourner à nos vieilles habitudes. La question que l’on se pose généralement est la suivante : Dieu serait-il un jouet pour les hommes ? A cette question, chacun a certainement sa propre réponse bien qu’on oublie par moment que Dieu sous une approche philosophique est omniscient, omnipotent et omniprésent.

Jeûner et travailler devient une tâche difficile.
Le travail est ce qui libère l’homme, disait un grand penseur. Mais jeûner et travailler n’est pas toujours aisé pour le citoyen lambda et le musulman pratiquant. Durant un mois, environs 90% de la population malienne jeûneront jour pour jour, remplissant ainsi l’un des cinq piliers de l’islam. Cependant, il est également à rappeler que les chefs de familles redoutent le mois de jeûne car tous semblent unanime qu’il engendre d’énorme dépense. Du coup, il faut travailler pour faire face aux besoins. Travailler est une chose et travailler en étant en jeûne en est une autre, « le mois de ramadan n’est pas facile pour les artisans tels que les mécaniciens, les menuisiers et les cordonniers » a précisé Soumaïla Cissé cordonnier et père de deux enfants au grand marché de Bamako. « Or, il faut bien qu’on travaille si l’on veut survenir aux besoins de la famille » a ajouté son voisin. Dans les marchés de Bamako, les parents se pressent pour approvisionner les cuisine. Chaque jour, des chefs de famille se rendent au boulot le matin pour ne revenir que tard dans la nuit. La situation n’est sans nul doute pas prête de changer avec le mois de Ramadan, du moins c’est ce qui laisse paraître les réactions des uns et des autres.

Hausse des denrées alimentaires.
Les vieilles habitudes reprennent de plus belle dans les marchés de la place en ce mois de Ramadan. Alors que les chefs de familles redoutent les dépenses, les commerçants quant à eux se frottent déjà les mains, impatients de récolter les bénéfices tant attendus, durant ce mois béni du jeûne. Sur le marché, les prix des produits de premières nécessités ont grimpés. Au grand marché de Bamako, le kg du lait coûte 3000 Fcfa. Quant à la viande de mouton, elle reste toujours au stade de 2500 Fcfa/Kg, alors que la viande de bœuf connait une hausse de 200 Fcfa soit 2200 Fcfa/Kg. Karamoko Keïta, boucher au marché de Dibidani, explique les raisons de cette hausse, « le bœuf coût très cher ce qui fait que dans les abattoirs beaucoup n’en tuent plus comme avant ». Autre produit, convoité et à multiple fonction, le sucre dont le kg coût 500 Fcfa.

Entre bénédiction, prières et adoration, le citoyen lambda en général et le commerçant en particulier accueille le mois de Ramadan telle l’une de ses période fructueuses. Comme quoi, le poids et l’influence de la religion aussi grand soit-il ne sauraient constituer un obstacle à notre quête perpétuelle pour la fortune. Bon mois de Ramadan à tous.

Moussa MAGASSA

Mali100Mega : pour une connexion à haut débit

Photo #Mali100Mega.

Le Concept Mali100Méga pour l’amélioration de la connexion internet lancé sur la toile par des activistes interpelle les réseaux de télécommunication au Mali et les autorités qui peinent jusque là à résoudre le problème.

Photo #Mali100Mega.

Photo #Mali100Mega.

La connexion internet au Mali continue de faire des mécontents, du moins c’est ce que témoigne la campagne lancée depuis le 21 avril 2015 par plusieurs responsables d’entités dans le secteur des TIC notamment Renaud Gaudin, Responsable de Jokkolabs Bamako. #Mali100Méga est à la fois une initiative et une campagne du secteur TIC du Mali pour une amélioration drastique des connexions Internet fixe tant en débit qu’en coût. « Le but n’est pas d’obtenir du 100Mbps tout de suite à un prix abordable, mais d’obtenir quelque chose de juste, en 2015, dans la sous-région ; quelque chose avec lequel on puisse travailler » a précisé Renaud.

Regroupant en majorité des internautes (blogueurs, activistes) la campagne Mali100Méga a pris une dimension mondiale sur Twitter et Facebook. Taguant généralement le compte officiel Twitter d’Orange Mali et celui de Jokkolabs Bamako, les membres sont vite repérés par l’opérateur mobile N°1 du Mali, Orange Mali qui les invite le jeudi 7 mai à son siège d’hippodrome pour une mise au point. Selon Hadja Diarra Keïta, responsable communication institutionnelle d’Orange Mali, le réseau 3G est saturé, alors ils attendent que l’Autorité Malienne de Régulation des Télécommunication TIC et Postes (AMRTP) réponde favorablement à leur demande d’agrément pour la 4G. Une déclaration que beaucoup n’y voie que du feu. Difficile à croire quand même pour un pays comme la France la 3G n’a pas été saturé. Autrement dit, Orange Mali est toujours à la recherche de solutions car selon nos sources, le problème est plutôt politique. Interpellé d’abord par ladite camapagne ensuite par les députés de l’Asemblée Nationale du Mali, Choguel Kokala Maïga, Ministre de l’économie numérique de l’information et de la communication a déclaré qu’Orange Mali et Malitel font un bénéfice annuel net de 150 milliards par ans avant d’ajouter que plusieurs activités de ces géants de télécommunication du Mali échappent à la fiscalité.

Les réalités d’à coté.
Alors même que le débit maximum offert aux particuliers ; par extension aux entrepreneurs maliens est de 36 000 f / mois pour 384kbps depuis 2009, au Sénégal on a droit à 2Mbps avec des chaînes de TV et d’autres services pour 30 000F / mois. La situation est beaucoup meilleure en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso où respectivement on au même prix 8Mbps et 512Kbps a précisé Renaud Gaudin. En attendant que le problème ne se règle, plusieurs internautes se rallient chaque jour à la cause sur les réseaux sociaux. Pour l’amélioration de la connexion internet des maliens, nous sommes prêts à aller jusqu’au bout a posté un activiste sur son compte. Et moi pour ma part, vous êtes invités, spécialistes et accros des réseaux sociaux afin que cette lutte ne soit vain. Car sans une meilleure connexion internet, à quoi peut servir un blogueur ou mieux un activiste?

Moussa MAGASSA

Bamako à l’ère du nudisme…

Vue de la plage de Kalabancoro à Bamako. Crédit Photo

La capitale malienne attire la population rurale notamment les jeunes qui laissent les villages vides et muets tel un cimetière. A Bamako, tous se sentent urbanisés et comme par magie, tous pensent savoir tout et donc croient pouvoir avoir droit à tout sans exception. Dans la métropole, le respect des coutumes et traditions est balayé du revers de la main faisant place à une modernisation mimant tristement l’Occident. C’est dans cette grande ville qu’on peut ôter la vie à un voleur, fumer un joint dans les grins, braquer et assassiner les motocyclistes. Actuellement, c’est au bord des plages que beaucoup de jeunes s’adonnent à leur libido.

Vue de la plage de Kalabancoro à Bamako. Crédit Photo

Vue de la plage de Kalabancoro à Bamako. Crédit Photo

Miami Beach en plein Bamako, c’est une réalité. Les berges de nos fleuves sont devenues des aires de plaisance en ces périodes de canicule où les jeunes se retrouvent pour passer du bon temps tout en profitant de la brise du fleuve. Originaires d’un pays enclavé, les amoureux de plage aux sables fins ont toujours dans leur boîte à outils une astuce pour compenser leur manque. Kalabancoro*1 Plateau, quartier périphérique de Bamako dont la popularité est au sommet en ces périodes de chaleur grâce à ses plages artificielles, est la nouvelle destination des jeunes. Convoitée généralement le week-end surtout le dimanche, la plage de Kalabancoro a une telle notoriété que les véhicules et motos s’y bousculent. Des jeunes par grappes viennent de toutes les communes de la capitale transportant sur leur moto jakarta*2 surchargée, des nattes, des théières, des chaises, etc. Une autre raison qui explique l’engouement des habitués du coin, c’est la présence de nombre incalculable de jeunes filles de tous les âges, toutes différentes les unes des autres. C’est ainsi que des jeunes riverains, membres de l’association des jeunes de Kalabancoro décidèrent de moderniser le site afin d’en récolter des bénéfices. Mais à quel prix ? Ils commencèrent par construire des parkings, à apporter au site des touches modernes. A ces aspects, s’est ajoutée une nouvelle création « le site Miami ». Entouré de rubans, pour y avoir accès, il faut désormais acheter un ticket à 200 FCFA et se faire estampiller à l’avant-bras, signe d’accréditation. A l’intérieur, des tentes dressées en plein air hébergent des adolescents plongés dans une idylle inouïe. Un peu plus loin, des cabanes construites certainement par les gérants sont les lieux de rencontre entre accro aux stupéfiants qui se partagent un joint ingénieusement roulé dans du papier. A Miami, aucune différence n’est faite entre un adulte et un gamin. Ici, on a droit à tous les interdits des parents. A Miami, c’est le libertinage total, chacun y trouve son compte.

‘’Sabarini*3’’ partie

Chaque dimanche aux environs de 17 heures, un cercle est formé à la demande du DJ. Des jeunes filles se livrent à des prestations tour à tour au milieu de la scène. Du sabarini au strip-tease, les spectateurs admirent la nudité des danseuses. C’est aussi l’occasion pour les prostituées de s’adonner au commerce de la chair. Autre réaménagement, un nouveau site serait construit pour accueillir les clients à environ 1 km de traversée en pirogue.

1* Un quartier populaire de Bamako connue pour ses belles plages artificielles.
2* Moto très populaire à Bamako qui représente 90 % des motos en circulation.
3* Danse d’origine sénégalaise modifiée et reconnue pour sa prestation qui met en évidence l’intimité de la femme.

Moussa Magassa