Les femmes, un mystère difficile à percer surtout en période de fête

Je l’avoue « les femmes », c’est difficile à cerner et complexe à appréhender pour un esprit cartésien. Qu’à cela ne tienne il est impossible de vivre sans elles.

Franchement, elles sont une belle énigme et parfois l’on se demande si ce n’est pas mieux de vivre éternellement célibataire.

Un salon de coiffure bondée de cliente. Photo web

Un salon de coiffure bondé de clientes. Photo web

Bref revenons à nos moutons, en ces périodes de fêtes à Bamako, ce qui attire l’attention, c’est bien logiquement les femmes. Le mois béni du ramadan en a tant fait avec son cortège de prohibitions et d’interdits, il est donc temps que reprennent les vieilles habitudes.

Alors que l’incertitude rôde autour du jour exact de la fête de ramadan comme il en est chaque année, les jeunes Bamakoises se consacrent aux petits soins de leur féminité.  Les mèches qui une semaine avant le mois de jeûne s’étaient envolées repoussent de plus belle comme des champignons sur les têtes. Les faux ongles et les faux cils ornent déjà les doigts et les paupières.

Autant de signes qui indiquent que les boîtes de nuit et les restaurants connaitront un succès fou sans parler des chambres d’hôtel. Il règne une atmosphère particulière. Les retenues dont les uns et les autres ont fait preuve durant ce mois seront largement compensées par des excès.

« Les décolletés et les minijupes sont déjà prêts pour la cause » m’a dit un camarade. Et devant mon air surpris il ajoute : « Mais oui, après le carême, c’est la vie mon frère. »

Bien qu’étonnant, c’est cela réalité et le dilemme du ramadan. Un mois perçu comme une entrave aux envies les plus inavouées.

Quoi qu’on dise ou qu’on fasse le commun des mortels ne vit que pour les mondanités, en l’occurrence les jeunes filles de Bamako.

Moussa Magassa

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