‘’Donne pour moi’’ célèbre expression dans le transport ivoirien…

Abidjan, capitale économique ivoirienne est une ville où la vie est d’une aisance remarquable. Cette caractéristique qui est son propre y règne depuis l’accession du pays à son indépendance le 7 août 1960. Située en Afrique de l’ouest et ayant pour frontière le Burkina Faso, le Mali pour ne citer que ceux-ci la Côte d’ivoire fait l’objet de nombreuse convoitises par des jeune aventuriers qui viennent des quatre coins de la sous-région.

Vue sur la lagune D'Abidjan. Photo web

Vue sur la lagune D’Abidjan. Photo web

Ah le jeune ivoirien en général et le jeune abidjanais en particulier est celui qui se distingue nettement. Le style vestimentaire, le langage habituel de tous les jours sont entre autres ses caractéristiques. Une façon singulière de s’exprimer qui semblerait difficile à percer pour tout étranger est d’une très grande popularité. Cette langue à l’ivoirienne appelée ‘’le nounchi’’ est comme ‘’le broken English’’ de l’anglais. « Gba ensemble, donne-moi togo ou gbêssê vieh môgô » pour signifier respectivement : marché ensemble et remettez moi 100Fcfa ou 500Fcfa grand frère en sont des exemples appropriés. On pourrait affirmer sans se tromper que cette fameuse manie de parler tire son origine du transport entre les communes d’Abidjan.

Des mini bus à la peinture diverse circulent tout au long de la capitale rendant ainsi service aux usagers sont d’une renommée exceptionnelle. Connu sous le nom de ‘’gbaka’’, ces véhicule rallient les différents sites à un tarif comprit entre 100fcfa et 350fcfa avec abord des conducteurs peu expérimentés théoriquement mais qui dans la pratique font objet d’une grande maitrise. Les apprentis qui d’une part accompagnent le chauffeur dans sa tâche quotidien et qui restent scotcher aux doléances de ses clients d’autre part sont ceux-là même qui suscitent une très grande impression mitigée.

Gbaka véhicule de transport populaire d'Abidjan. Photo web

Gbaka véhicule de transport populaire d’Abidjan. Photo web

Cependant, la majorité de ces jeunes apprentis sont d’une indifférence problématique de telle sorte que s’est creusé un abîme entre eux et le citoyen lambda. Tous semblent convaincus que la politesse et la courtoisie sont des vertus qui ont déserté le quotidien de ces jeunes.

A côté de tout cela se rencontre une organisation qui semble vouloir lutter pour la sauvegarde des droits et intérêts des transporteurs : « le syndicat des transporteurs ». Une structure qui semble-t-il a failli à sa mission et qui est opère désormais à des fins purement lucratifs. Elle a contribué à entrainer de nombreux jeunes au chômage à vivre sur le dos de ces transporteurs. C’est le cas des ‘’gnamolo et des djôsseurs de naman’’. Les premiers sont dans le domaine du transport et les seconds dans celui du parking.

Les ‘’gnamolo’’ sont des jeunes entre 18 et 30 ans se rencontrent très souvent sur les sites servant de carrefours où la clientèle afflux sans grand soucis. La technique bien que paraissant simple est d’une double connotation. En un mot, il faut pouvoir s’imposer. Ainsi, si vous êtes d’un physique assortit, le tour est joué. Sinon, il faudra imposer son hégémonie d’une autre manière afin d’intimider les plus récalcitrants.

Apprenti de Gbaka. Photo web

Apprenti de Gbaka. Photo web

Voilà comment ça marche dans ce monde de nounchi. Chaque usager qui grimpe à bord d’un gbaka constitue une marchandise sur lequel seront prélevé des taxes. Dans ce contexte, chaque carrefour sous le règne d’un groupe de ‘’gnamolo’ ’où un usager voudra monter dans un ‘’gbaka’’, celui-ci vaut d’office la somme exacte de 50 FCFA qu’il faudra leur payer de gré ou de force. Tel est le paradoxe du quotidien des chauffeurs de gbaka à Abidjan.

‘’Les djôsseurs de naman’’ quant à eux se retrouvent très généralement au Plateau. Vous rappelez-vous ? Plateau la zone des affaires, Plateau !! Oui cette zone d’Abidjan qui ressemble à Paris dont on a exposé les détails dans l’article intitulé : ‘’Scandale à Somavie’’. Vous rappelez-vous n’est-ce pas ? Et bien c’est au Plateau que les djôsseurs de naman obtiennent de quoi à survivre. Ils suivent les véhicules et guident le conducteur sur l’attitude adéquate pour leur positionnement d’une part et signalent d’autre part aux véhicules en circulation la sortie d’un des véhicules déjà garés. Ils s’occupent également de leur entretient lorsque vous désirez rendre propre votre voiture en contrepartie d’une pièce d’argent. Une occupation noble qu’il faut saluer à la différence de celle des gnamolo.

Cette pratique des gnamolo et de ces syndicats sans scrupules est malheureusement bien connue des autorités qui ne ménagent aucun effort pour changer les choses. Une seule explication qui est la suivante se livre à nous : ‘’Les gouvernements africains n’en ont rien à faire du bien être des gouvernés. On est pour eux ce que représentent les troupeaux pour le berger’’.

MOUSSA MAGASSA

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